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Section privée dans un salon de coiffure pour femmes voilées

 

C'est ici au Québec, il commencerait à être temps qu'on se réveille avant qu'il soit trop tard.

Répondant à une «demande grandissante», des salons de coiffure montréalais ont commencé à ouvrir des sections réservées aux femmes portant le voile islamique, pour qu'elles se fassent coiffer loin du regard des autres.

L'un de ces salons, situé en plein centre- ville, rue de Maisonneuve, affiche même sa section en g rosses lettres arabes : «Nouveau : section réservée aux voilées».

e propriétaire, Normand Charbonneau, n'est pourtant ni arabe ni musulman. S'il a ajouté, en août dernier, une section pour accommoder les femmes portant le voile islamique, c'est une simple question d'argent, assure-t-il.

«C'est de plus en plus en demande. Depuis le printemps dernier qu'on avait des demandes et on ne pouvait pas les satisfaire. Alors on a décidé d'aménager une pièce fermée. Nous avons mis l'annonce et les gens viennent pour ça. Moi je suis en affaire pour travailler, et si ça me rapporte de l'argent, moi, je suis bien heureux avec ça», dit-il.

La petite pièce en question, située au milieu de ce chic salon, est isolée du reste du commerce par une porte sur laquelle est apposé le message «Ne pas déranger».

Selon M. Charbonneau, les femmes musulmanes qui portent le voile veulent profiter des soins d'un salon haut de gamme, sans pour autant se découvrir devant des hommes.

«Elles ont leur propre petite pièce fermée, leur propre lavabo. C'est une femme qui s'occupe d'elles. Si elles veulent des massages, on a une table à massage, on offre aussi des pédicures et manucures dans un endroit fermé», explique M. Charbonneau.

Plusieurs clientes en profitent, dit-il. «C'est un quartier très cosmopolite. Dans les appartements autour de chez moi, c'est des étudiants. Il y en a beaucoup qui portent le voile, il y a des Chinois aussi, des gens de partout.»

Le coiffeur savait bien que cela susciterait la controverse. «On se demandait quand les médias étaient pour venir nous voir. On attendait Radio-Canada», avoue-t-il.

Source: Journal de Montréal 2010

 

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