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Un accidenté du travail sera finalement indemnisé à la suite d'un à la suite d’une rechute physique 32 ans plus tard

 

Après des années de cauchemar, un camionneur de Trois-Pistoles sera finalement indemnisé à hauteur de 86 000 $ par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) pour un accident qui a laissé des séquelles permanentes.

Jeannot Côté, aujourd’hui âgé de 58 ans, est parvenu à faire annuler un jugement de la Commission des lésions professionnelles datant de 2011 à la suite de l’aggravation de ses blessures survenues dans le cadre d’un accident de travail en 1979.

Il y a quelques années, M. Côté a été victime d’une rechute physique qui était, selon lui, liée à son accident survenu 32 ans plus tôt, alors qu’il était camionneur. Le véhicule lourd de Jeannot Côté a fait plusieurs tonneaux, le laissant avec une entorse lombaire.

Indemnisé temporairement par la CNESST (autrefois la CSST), M. Côté a repris le travail. «Malgré la douleur, j’ai réussi à le faire jusqu’en 1998», confie-t-il. Il s’est retrouvé par la suite à l’aide sociale puisque la douleur et le manque de force ont pris le dessus, le rendant incapable de travailler.

Il sera indemnisé toutes les deux semaines par la CNESST pendant les 10 prochaines années.

Un dossier lourd

L’homme a essayé de faire reconnaître que sa rechute physique était associée à son accident de travail. Pour faire valoir ses droits, il a embauché un avocat, Jérôme Carrier. «Il fallait être équipé pour ce dossier-là», reconnaît M. Côté après coup. Il a malheureusement perdu sa cause.

L’homme n’était pas au bout de ses batailles. Non seulement il devait digérer sa perte contre la CSST, mais en plus il a réalisé par la suite que l’avocat embauché n’était plus membre du Barreau. «Je me suis senti brimé dans mes droits. J’ai failli tout perdre», laisse-t-il tomber.

M. Côté est parvenu à faire annuler le jugement en se tournant vers Me Marc Bellemare. «J’ai tenu tête, c’était David contre Goliath. Me Bellemare m’a sorti du pétrin avec son évaluateur, le Dr Marc-André Latour», poursuit-il.

Une victoire qui en aidera d’autres

Selon Me Bellemare, cette décision pourrait aider la cause des travailleurs accidentés puisqu’ils sont nombreux à souffrir de l’aggravation de blessures subies au travail il y a plusieurs années sans pouvoir être indemnisés.

«La CSST, depuis quelques années, c’est une machine à piastres, elle regarde plus la calculatrice que le dossier», déplore-t-il.

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