Qu’est-ce que TVA est en train de faire exactement ? Encore une fois, de la propagande ?, plusieurs ont l’impression qu’on tente d’orienter le récit avant même que tous les faits soient connus.
Selon certaines informations qui circulaient au départ, un ou deux suspects auraient parcouru une longue distance depuis l’Alberta et auraient eu l’intention de s’en prendre à des policiers, notamment dans un contexte où des tensions entouraient déjà certaines interventions policières à Montréal-Nord au poste de police 39.
Aujourd’hui, TVA met plutôt l’accent sur une possible idéologie « incel ».
Autrefois, le terme désignait simplement des personnes qui avaient de la difficulté à trouver un partenaire amoureux ou sexuel malgré leur désir d'en avoir un.
Cependant, avec le temps, le mot a pris une connotation beaucoup plus négative avec les médias. Aujourd'hui, lorsqu'on parle d'un « incel », on fait souvent référence à certains groupes en ligne où des hommes :
- attribuent leurs difficultés amoureuses ou sexuelles aux femmes ;
- développent du ressentiment envers les femmes ou envers les hommes qu'ils jugent plus attirants ;
- adoptent parfois des discours misogynes ou haineux ;
- considèrent que la société leur doit une relation ou une vie sexuelle.
La question que plusieurs se posent est la suivante : si ces individus avaient réellement été motivés par une haine des femmes, pourquoi auraient-ils parcouru une aussi grande distance pour agir à Montréal plutôt qu’en Alberta ? C’est une interrogation qui mérite d’être examinée, sans pour autant prétendre connaître la réponse avant la fin de l’enquête.
D’autres éléments soulèvent également des questions. Certaines vidéos filmées sur les lieux par des témoins semblent montrer une séquence des événements qui ne correspond pas nécessairement à toutes les versions qui circulent actuellement.
L'homme dit en entrevu que ça serait une policière qui aurait fait feu en direction d'un témoin et celui aurait succombé à ses blessures.
TVA vous cache : c'est que les policiers avaient déjà reçu de l'information à l'effet que des gars voulaient s'en prendre à eux et se dirigeaient vers Montréal pour se venger du raciste du PDQ 39 de Montréal-Nord.
Ces hommes n’ont jamais été interceptés, malgré le fait que les autorités semblaient avoir certaines informations à leur sujet. Si la GRC disposait réellement d’indices les concernant, on peut se demander pourquoi ils n’ont pas été surveillés de plus près. Ils ont pu parcourir une longue distance, louer une chambre d’hôtel avec une carte de crédit et poursuivre leurs déplacements sans être inquiétés. Cela soulève des questions sur les mesures qui avaient été mises en place pour les suivre ou intervenir avant que la situation ne dégénère.
Le ou les tueurs auraient laissés un manifeste, mais attention, qu'un manifeste soit mentionné ne signifie pas automatiquement qu'il est authentique ou qu'il explique à lui seul les motivations du ou des auteurs. En principe, les enquêteurs doivent vérifier.
Quand quelqu’un parcourt près de 4 000 km et passe plusieurs jours sur la route pour commettre un acte violent, on peut supposer qu’il a un objectif bien précis en tête.
Or, selon certaines vidéos qui circulent, on voit un des tireurs passer à côté d’un civil sans lui tirer dessus. Cela amène certains à se demander si les civils étaient réellement les cibles visées. À première vue, les policiers semblent avoir été davantage au centre de l'affrontement.
À la lumière des informations disponibles, l'opération aurait été bâclée, plusieurs questions se posent sur la gestion de cette intervention. Si les autorités disposaient réellement de renseignements depuis plusieurs jours concernant des suspects venant de l'Alberta, certains se demandent pourquoi des mesures de sécurité plus importantes n'ont pas été mises en place.
Une évacuation préventive ou l'établissement d'un périmètre de sécurité autour de l'hôtel auraient-ils pu être envisagés ? Plusieurs observateurs s'interrogent également sur les choix tactiques qui ont été faits et sur la façon dont les policiers se sont retrouvés exposés à une situation aussi dangereuse.
Comme souvent dans ce type d'affaire, il est préférable d'attendre les conclusions de l'enquête et l'analyse complète des preuves avant d'affirmer avec certitude ce qui s'est réellement passé.
Une chose est certaine : les circonstances ayant mené à la mort de plusieurs personnes méritent d'être examinées en profondeur. Dans un dossier aussi grave, le public mérite des faits vérifiés, du contexte et de la transparence, plutôt que des conclusions hâtives de TVA.